Les règles du CDD

Conclure un contrat de travail à durée déterminée en bonne et due forme permet d’éviter sa requalification en contrat à durée indéterminée.

Bien que monnaie courante dans les entreprises, le contrat à durée déterminée (CDD) obéit à des règles strictes qu’il convient de maîtriser !

Des motifs de recours limités

Un CDD ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, notamment :
– pour remplacer un salarié absent ou dont le contrat de travail est suspendu (congés payés, congé de maternité, arrêt de travail…) ;
– en cas d’accroissement temporaire de l’activité de l’entreprise (augmentation temporaire de l’activité habituelle, par exemple) ;
– pour des emplois saisonniers dont les tâches sont appelées à se répéter chaque année selon une périodicité à peu près fixe, en fonction du rythme des saisons ou des modes de vie collectifs (tourisme, agriculture…) ;
– pour des emplois pour lesquels il est d’usage constant de ne pas recourir au contrat à durée indéterminée (CDI) en raison de la nature de l’activité exercée et du caractère par nature temporaire de ces emplois (hôtellerie et restauration, spectacle, déménagement, etc.).

À noter :

Un contrat obligatoirement écrit

Afin de ne pas être requalifié en CDI par les tribunaux, le CDD doit être conclu par écrit, signé par l’employeur et le salarié et mentionner notamment la définition précise de son motif et le cas légal de recours correspondant (remplacement d’un salarié absent, accroissement temporaire d’activité, contrat d’usage…).

Une fin programmée

Le CDD conclu en raison d’un accroissement temporaire d’activité doit comporter un terme précisément fixé dès sa conclusion.

Quant aux contrats saisonniers, d’usage et ceux visant à remplacer un salarié absent ou dont le contrat de travail est suspendu, ils peuvent être conclus avec un terme précis ou, à condition de comporter une durée minimale, avec un terme imprécis (retour du salarié absent, par exemple).

Refus de signer un CDI après un CDD

L’employeur dont le salarié en CDD refuse une proposition (écrite et formulée avant le terme du contrat) de CDI doit signaler ce refus auprès de France Travail (demarche.numerique.gouv.fr). Et ce, dès lors que le CDI porte sur un même emploi (ou similaire), avec une rémunération au moins équivalente et une durée de travail équivalente, relevant de la même classification et sans changement du lieu de travail.

Une rupture automatique

À l’arrivée de son terme, le CDD prend fin sans que l’employeur ait, sauf clause contractuelle contraire, à respecter un délai de prévenance. Une échéance à ne pas rater car la poursuite du contrat après son terme le transforme en CDI !

Au terme du CDD, le salarié a droit à une indemnité s’élevant à 10 % de la rémunération brute totale qui lui a été versée ou au taux prévu dans la convention collective. Une indemnité qui n’est pas due, notamment, pour les contrats saisonniers ou lorsque la relation de travail se poursuit en CDI.

À savoir :

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