Malgré une baisse estimée à 5 % des kilomètres parcourus depuis le début de l’année, conséquence notamment de la flambée des prix des carburants, l’assistance automobile a battu des records sur la période allant de juin à septembre 2026. Avec plus de 2,7 millions de dossiers enregistrés (+1 % sur la saison), l’automobile demeure le premier métier de l’assistance estivale, devant l’habitation, les voyages et la santé.
Dès le début de l’été, les vagues de chaleur ont conduit les sociétés d’assistance à réviser leurs prévisions à la hausse. Au-delà de 35°C, les volumes de pannes peuvent, en effet, augmenter de 15 à 20 %. Les batteries 12 volts figurent parmi les premières victimes des températures élevées. Le mois de juin 2026 a ainsi surpassé les niveaux de juin 2025, qui affichaient déjà des pics historiques sous l’effet de conditions météorologiques extrêmes.
Cette suractivité de l’assistance est également alimentée par des facteurs structurels : le vieillissement du parc automobile, les défauts d’entretien et la sensibilité accrue des véhicules aux fortes chaleurs pèsent lourdement sur les besoins d’intervention.
L’analyse des dossiers d’assistance met en évidence deux éléments marquants. Si les véhicules thermiques représentent encore l’essentiel des interventions, l’électrification du parc tend à impacter l’activité des professionnels du dépannage. L’Union des Assisteurs fait état d’une hausse de 35 % des dossiers concernant les véhicules électriques durant la période estivale. Dans ce contexte, les dépanneurs et les garages ont d’ores et déjà adapté leurs équipements et leurs procédures d’intervention. Par ailleurs, les crevaisons constituent un motif d’assistance en hausse. Cette évolution s’explique en partie par la disparition progressive des roues de secours dans les véhicules récents, et par la moindre capacité des automobilistes à changer eux-mêmes une roue.



