La part des Français ayant déjà acheté un produit en payant directement sur un réseau social a gagné 6 points en 6 mois, passant de 9 % à 15 %. Chez les moins de 25 ans, elle atteint même 39 %. Cette dynamique s’appuie sur une présence quasi universelle des plates-formes dans le quotidien des consommateurs. Elles sont utilisées par 91 % des Français et par 100 % des moins de 25 ans, chez qui TikTok arrive en deuxième position, et en première chez les 15-17 ans. La connaissance de la fonctionnalité progresse aussi. 46 % des Français savent désormais qu’un paiement y est possible, contre 37 % fin 2025, et ils sont 78 % chez les moins de 25 ans. En amont de l’achat, 52 % des utilisateurs s’en servent pour voir un produit en situation réelle et 52 % pour se renseigner sur des marques déjà connues. Ils sont 49 % à y chercher de nouveaux produits ou marques, et autant à y consulter des avis.
Satisfaction et fidélité au rendez-vous
Parmi les acheteurs, 87 % se disent satisfaits, contre 82 % en 2025. La part des « très satisfaits » passe de 26 % à 36 %. La pratique semble s’installer dans la durée car deux tiers des acheteurs passent au moins une commande par trimestre, et 61 % comptent maintenir ou augmenter leurs achats au cours des 12 prochains mois, dont 16 % qui envisagent de les accroître. Le premier déclencheur du passage à l’acte est une promotion ou un avantage exclusif (35 %). Suivent, à égalité à 28 %, la découverte d’un produit inconnu, le caractère rapide, pratique et immédiat de l’achat, et les vidéos ou stories qui donnent envie d’essayer.
La confiance, condition du développement
La confiance reste un point sensible. Parmi les Français qui n’achètent pas sur ces plates-formes, 56 % invoquent la peur des arnaques, 39 % se méfient des vendeurs et 34 % hésitent à partager leurs informations bancaires. Les acheteurs signalent surtout des difficultés après la commande. Les délais de livraison trop longs arrivent en tête (33 %), devant la difficulté à joindre le vendeur (19 %), les produits de mauvaise qualité (17 %) et les produits non conformes (16 %). Les produits non reçus ou assimilés à une arnaque, les problèmes de transaction et les difficultés de retour sont cités chacun par 15 % des acheteurs.
Méthodologie : l’Ifop a mené l’étude pour Colissimo en ligne, du 29 juin au 10 juillet 2026, par questionnaire auto-administré. Elle porte sur 2 180 Français de 15 ans et plus, dans un échantillon représentatif de la population. Celui-ci inclut 170 jeunes de 15 à 17 ans et 295 de 18 à 24 ans. Les résultats sont comparés à ceux de la première vague, réalisée en décembre 2025.











