Fortes chaleurs au travail : obligations employeur en 2026

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Fortes chaleurs : l’été approche et, avec lui, le risque de canicule

Une instruction ministérielle du 22 mai 2026 rappelle et précise les règles applicables à tous les employeurs pour protéger les salariés lors des épisodes de chaleur intense. Voici l’essentiel à retenir.

Lorsque l’évaluation des risques identifie un risque lié à la chaleur, l’employeur doit définir des mesures de prévention adaptées, portant notamment sur :

  • L’organisation du travail : horaires, pauses, rythme
  • Les moyens techniques et les équipements mis à disposition
  • L’information et la formation des salariés

Bon à savoir : ces mesures doivent être adaptées à l’activité exercée, aux conditions de travail et à l’intensité de l’exposition à la chaleur.

Par ailleurs, quelle que soit l’activité, tout employeur est tenu de mettre à disposition de ses salariés de l’eau potable fraîche en quantité suffisante. Sur les chantiers, lorsque l’eau courante n’est pas accessible, la quantité minimale est de 3 litres par jour et par salarié, à augmenter en fonction de l’intensité de l’activité physique.

Une attention particulière doit être portée aux travailleurs vulnérables, dont les femmes enceintes et les jeunes travailleurs, pour lesquels certains travaux sont interdits.

Le non-respect de ces obligations expose l’employeur à des sanctions importantes : mise en demeure de l’inspection du travail préalable à un procès-verbal, sanctions administratives, poursuites pénales, en plus du risque d’un contentieux.

Par ailleurs, si des salariés estiment se trouver dans une situation de danger grave et imminent, ils peuvent exercer leur droit de retrait et cesser le travail jusqu’à la mise en place de mesures adaptées.

Si une vague de chaleur contraint un employeur à réduire ou à suspendre son activité, en cas de vigilance orange ou rouge, deux dispositifs peuvent être mobilisés, mais ils ne sont pas cumulables :

  • La récupération des heures perdues
  • L’activité partielle

Bon à savoir : ces deux dispositifs ne peuvent pas être utilisés simultanément pour une même période d’activité réduite ou suspendue.

Les entreprises du BTP doivent en priorité solliciter la Caisse de congés intempéries, ou CIBTP, avant toute demande d’activité partielle.

Enfin, l’inspection du travail annonce un renforcement de ses contrôles du 1er juin au 15 septembre 2026, en ciblant en priorité les secteurs les plus exposés : BTP, agriculture, restauration, boulangerie, pressings, industrie, transports et logistique.

Sources

Ministère du Travail et des Solidarités, Instruction n° DGT/BPSIT/CT3/2026/68 du 22 mai 2026 relative à la gestion des vagues de chaleur en 2026

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