Signé en avril dernier, le nouvel avenant (l’avenant n° 2) à la convention pharmaceutique vise à préserver le maillage territorial officinal et à maintenir une offre pharmaceutique suffisante au sein des territoires fragiles. Le point sur les principales nouveautés introduites.
Un meilleur accompagnement des officines
Depuis 2025, les officines en difficulté peuvent prétendre à une aide financière annuelle pouvant atteindre 20 000 €. Le nouvel avenant à la convention pharmaceutique vient de modifier les conditions d’accès à cette aide afin qu’elle bénéficie à davantage d’officines, à savoir environ un millier de pharmacies en 2026, contre seulement 150 l’an passé. Ainsi, cette aide concerne désormais, notamment, les pharmacies :
– ouvertes au public au moins 10 mois au cours de l’année civile ;
– situées dans une zone sous-dense en médecins et dans une commune qui ne dispose que d’une seule officine ;
– et qui enregistrent un chiffre d’affaires hors taxes inférieur à 1 M€ (au titre de l’année civile précédente).
En pratique :
Une officine axée sur les patients et la prévention
Outre l’accompagnement financier des officines en difficulté, l’Assurance maladie s’est engagée à ouvrir des négociations visant à étendre les attributions des pharmaciens, en particulier à généraliser l’expérimentation OSyS (orientation dans le système de soins). Un dispositif lancé, il y a quelques années, afin de permettre à certaines officines d’intervenir directement auprès des patients pour la prise en charge de situations cliniques simples (plaies, conjonctivites, etc.). Et d’autres missions pourraient également être confiées aux pharmaciens comme le dépistage de l’hypertension artérielle et le repérage des addictions et des IST.
En complément :
Référence : Avenant n° 2 à la convention pharmaceutique du 9 mars 2022, signé le 7 avril 2026



