Contrairement aux idées reçues, les grandes entreprises n’ont pas l’apanage du mécénat. Même si elles demeurent les plus importantes contributrices au budget du mécénat, une majorité des mécènes se révèlent être des TPE et des PME. Un acte de générosité qui, au-delà de l’avantage fiscal qu’il procure, constitue un formidable outil stratégique. Tour d’horizon des atouts du mécénat pour votre entreprise.
Une création de valeur
De nombreuses raisons peuvent vous motiver à devenir mécène. D’abord, le mécénat permet à l’entreprise d’affirmer son rôle sociétal en contribuant à l’intérêt général. Une démarche qui, en privilégiant les projets au niveau local, renforce son ancrage sur le territoire. Le mécénat apporte également un supplément de sens au travail, valorisant l’image de l’entreprise en rappelant qu’elle est fondée sur des valeurs humaines, et non pas seulement sur le business. Et il crée de la cohésion dès lors que les salariés sont impliqués. Une mobilisation interne qui renforce la légitimité de l’engagement solidaire de l’entreprise.
Et le parrainage ?
Un gain fiscal
Les dons caractéristiques du mécénat se réalisent sans contrepartie ou avec une contrepartie limitée. Mais les entreprises qui les consentent au profit de certains organismes d’intérêt général, peuvent profiter d’une réduction d’impôt sur les bénéfices, égale à 60 % des versements, retenus dans la limite de 20 000 € ou de 0,5 % du chiffre d’affaires HT de l’entreprise donatrice lorsque ce dernier montant est plus élevé. Le taux de la réduction d’impôt est toutefois abaissé de 60 à 40 % pour la fraction des dons supérieure à 2 M€, sauf exceptions.
Précision :
Une déclaration
Les entreprises doivent télédéclarer le montant de la réduction d’impôt, auprès du fisc, sur le formulaire n° 2069-RCI, dans le même délai que la déclaration de résultats de l’exercice de réalisation des dons. Mais celles qui effectuent, au cours d’un même exercice, plus de 10 000 € de dons éligibles à l’avantage fiscal, doivent aussi renseigner, sur ce même formulaire, certaines informations complémentaires (montant et date des dons, identité des bénéficiaires, valeur des biens et services reçus en contrepartie). Sachant que, désormais, les entreprises doivent disposer des reçus fiscaux délivrés par les organismes bénéficiaires au titre des dons qu’elles ont effectués.



