Guide des statuts d'entreprise

Micro-entreprise (auto-entrepreneur) en 2026 : plafonds, cotisations et impôts

L'essentiel en 30 secondes

  • La micro-entreprise (anciennement « auto-entrepreneur ») est une entreprise individuelle aux règles simplifiées.
  • Cotisations et impôts sont calculés sur le chiffre d’affaires encaissé, par un simple pourcentage : pas besoin de calculer un bénéfice.
  • Plafonds 2026 : 203 100 € de chiffre d’affaires pour la vente, 83 600 € pour les services et professions libérales.
  • Pas de TVA à facturer tant que vous restez sous 85 000 € (vente) ou 37 500 € (services).
  • Limite majeure : vos dépenses réelles ne sont pas déduites.

Qu’est-ce que la micro-entreprise ?

La micro-entreprise n’est pas une forme de société : c’est un régime simplifié de l’entreprise individuelle. Vous exercez en votre nom propre, sans capital ni statuts. Elle permet de tester une activité, d’exercer un complément de revenu ou de démarrer seul avec très peu de démarches.

Comme toute entreprise individuelle, vos biens personnels sont protégés depuis 2022 : vos créanciers professionnels ne peuvent en principe saisir que les biens utiles à votre activité, sauf si vous vous êtes porté garant personnellement.

Quels sont les plafonds de chiffre d’affaires en 2026 ?

Le chiffre d’affaires est le total des sommes encaissées auprès de vos clients, avant de payer quoi que ce soit. Pour rester en micro-entreprise, il ne doit pas dépasser :

Activité Plafond 2026
Vente de marchandises, restauration, hébergement 203 100 €
Prestations de services (artisans, commerçants) et professions libérales 83 600 €

Ces plafonds ont été relevés pour 2026. Dépasser une seule année n’entraîne pas la sortie du régime : il faut les dépasser deux années de suite. Vous basculez alors au régime réel au 1er janvier suivant. En cas d’activité mixte (vente et services), le plafond global est de 203 100 €, dont 83 600 € maximum pour les services. La première année, le plafond est réduit en fonction de la date de création.

Combien coûtent les cotisations sociales ?

Vous payez un pourcentage de votre chiffre d’affaires, déclaré chaque mois ou chaque trimestre. Si vous n’encaissez rien, vous ne payez rien. En 2026, en ordre de grandeur :

  • environ 12 % pour la vente de marchandises ;
  • environ 21 % pour les prestations de services des artisans et commerçants ;
  • environ un quart du chiffre d’affaires pour les professions libérales, dont le taux augmente progressivement depuis 2024.

Ces cotisations financent votre santé et votre retraite, mais votre protection reste celle d’un indépendant : pas de chômage et des droits souvent modestes quand le chiffre d’affaires est faible.

Bon à savoir : l’ACRE, une aide qui réduit une partie des cotisations au démarrage, n’est plus automatique depuis le 1er janvier 2026 : il faut la demander, et ses conditions sont plus strictes.

Comment est calculé l’impôt ?

L’administration considère qu’une partie de votre chiffre d’affaires correspond à vos frais, et la retire automatiquement. C’est ce qu’on appelle l’abattement :

  • 71 % pour la vente de marchandises ;
  • 50 % pour les prestations de services des artisans et commerçants ;
  • 34 % pour les professions libérales.

Le montant restant s’ajoute à vos autres revenus et il est taxé à votre impôt sur le revenu. Si les revenus de votre foyer ne dépassent pas un certain niveau, vous pouvez aussi choisir le versement libératoire : vous payez l’impôt en même temps que vos cotisations, par un petit pourcentage de votre chiffre d’affaires (1 %, 1,7 % ou 2,2 % selon l’activité).

Exemple : un artisan prestataire de services encaisse 40 000 € en 2026.

  • Cotisations : environ 8 500 € (environ 21 % du chiffre d’affaires).
  • Montant ajouté à son impôt sur le revenu : 40 000 € − 50 % = 20 000 €.

Si ses vraies dépenses sont de 10 000 €, la micro-entreprise est avantageuse : il n’est imposé que sur 20 000 € alors que son vrai bénéfice est de 30 000 €. Mais si ses dépenses atteignent 25 000 €, son vrai bénéfice n’est plus que de 15 000 € : il serait imposé et cotiserait sur moins au régime réel.

Et la TVA ?

La TVA est la taxe ajoutée au prix de vente que les entreprises collectent pour l’État. En micro-entreprise, vous en êtes dispensé tant que votre chiffre d’affaires reste sous ces seuils en 2026 :

  • 85 000 € pour la vente (avec une tolérance jusqu’à 93 500 €) ;
  • 37 500 € pour les services (avec une tolérance jusqu’à 41 250 €).

Un projet d’abaissement de ces seuils à 25 000 € a fait beaucoup parler, mais il a été abandonné : les seuils restent ceux indiqués ci-dessus. Attention : les seuils de TVA sont plus bas que les plafonds de la micro-entreprise. On peut donc rester micro-entrepreneur tout en devant facturer la TVA.

Quelles obligations au quotidien ?

  • Déclarer votre chiffre d’affaires chaque mois ou chaque trimestre, même s’il est nul.
  • Tenir un registre des sommes encaissées (et des achats pour les activités de vente).
  • Ouvrir un compte bancaire dédié, obligatoire si votre chiffre d’affaires dépasse 10 000 € deux années de suite.
  • Payer la cotisation foncière des entreprises, un impôt local, à partir de la deuxième année.

Avantages et inconvénients de la micro-entreprise

Avantages Inconvénients
Création gratuite et rapide Dépenses réelles non déduites
Pas de cotisations si pas de chiffre d’affaires Plafonds de chiffre d’affaires
Calculs simples, comptabilité allégée Protection sociale faible, pas de chômage
Pas de TVA sous les seuils Pas de récupération de la TVA sur vos achats
Biens personnels protégés Image parfois moins solide auprès des banques

Quand faut-il quitter la micro-entreprise ?

Il est souvent temps de changer quand vos dépenses dépassent l’abattement forfaitaire, quand vous approchez des plafonds, quand vous voulez embaucher ou investir, ou quand vous souhaitez une meilleure protection sociale. Les options habituelles sont l’entreprise individuelle au réel, l’EURL ou la SASU.

Les erreurs fréquentes à éviter

  • Confondre chiffre d’affaires et revenu : cotisations, impôt et dépenses restent à déduire.
  • Oublier la TVA en dépassant le seuil, alors que le plafond micro n’est pas atteint.
  • Rester en micro par habitude alors que les dépenses ont fortement augmenté.
  • Oublier de demander l’ACRE à temps.

Comment Adheo accompagne les micro-entrepreneurs

Adheo accompagne les auto-entrepreneurs du Grand Est au démarrage comme au moment de grandir :

  • vérifier que la micro-entreprise est adaptée à votre projet ;
  • surveiller vos seuils de TVA et vos plafonds ;
  • calculer le bon moment pour passer à un autre statut, avec nos simulateurs et vos chiffres réels.

Découvrez aussi notre accompagnement des artisans et commerçants.

Votre micro-entreprise grandit ?

Un conseiller Adheo vous dit à partir de quand un autre statut devient plus intéressant.

Quels sont les taux de cotisations en micro-entreprise en 2026 ?

En ordre de grandeur, environ 12 % du chiffre d’affaires pour la vente, environ 21 % pour les prestations de services des artisans et commerçants, et environ un quart pour les professions libérales.

Peut-on déduire ses dépenses en micro-entreprise ?

Non. L’impôt est calculé après un abattement forfaitaire (71 %, 50 % ou 34 % selon l’activité) et les cotisations sur le chiffre d’affaires. Si vos dépenses réelles sont plus élevées, le régime réel peut être plus avantageux.

Le seuil de TVA est-il passé à 25 000 € ?

Non. Ce projet a été abandonné. En 2026, les seuils restent de 85 000 € pour la vente et 37 500 € pour les services.

Un micro-entrepreneur doit-il facturer la TVA ?

Pas tant que son chiffre d’affaires reste sous 85 000 € pour la vente ou 37 500 € pour les services en 2026. Au-delà, il doit facturer la TVA, même s’il reste micro-entrepreneur.

Que se passe-t-il si je dépasse le plafond ?

Rien la première année. Si vous le dépassez deux années de suite, vous passez au régime réel au 1er janvier de l’année suivante.

Quels sont les plafonds de la micro-entreprise en 2026 ?

203 100 € de chiffre d’affaires pour la vente de marchandises, la restauration et l’hébergement, et 83 600 € pour les prestations de services et les professions libérales.

Les informations de cet article correspondent aux règles en vigueur au 13 octobre 2026. Elles sont données à titre général et ne remplacent pas un conseil adapté à votre situation.

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