Un budget moyen qui s’envole à 357 €
Après une année 2025 caractérisée par une forte prudence budgétaire (233 € en moyenne), l’enveloppe prévisionnelle allouée aux soldes d’été bondit pour atteindre 357 € en 2026. Cette augmentation de 124 € traduit une volonté claire des Français de profiter pleinement de la période promotionnelle. Pour la première fois depuis la création du baromètre réalisé par OpinionWay pour Mollie, plus de la moitié des acheteurs (55 %, soit une hausse de 14 points) prévoit de dépenser 200 € ou plus. Toutefois, la proportion de Français ayant l’intention de participer à l’événement commercial reste stable, s’établissant à 39 % (26 % par choix et 13 % par nécessité). La dynamique est notamment portée par un fort clivage générationnel : près de deux tiers des moins de 35 ans comptent réaliser des achats, contre à peine plus d’un cinquième (22 %) des personnes âgées de 65 ans et plus.
Diversification sectorielle : au-delà de la garde-robe
Si le prêt-à-porter maintient confortablement son statut de priorité absolue pour 75 % des acheteurs (+5 points par rapport à 2025), le panier des soldes 2026 s’élargit considérablement. Les achats destinés aux enfants (vêtements, jouets) ainsi que l’équipement électroménager et électronique captent chacun 39 % des intentions. De leur côté, les secteurs des loisirs (38 %) et de la décoration (31 %) affichent les hausses les plus prononcées pour retrouver leurs plus hauts niveaux depuis 2024, en parfaite cohérence avec l’augmentation du budget global.
Prime à la fidélité et rebond du commerce physique
L’édition 2026 marque un coup de frein pour les parcours d’achat hybrides. Les pratiques mixant digital et points de vente reculent à 29 % (-6 points), au profit d’un retour exclusif vers le magasin physique, plébiscité par 48 % des sondés (+4 points). Le canal strictement en ligne se maintient pour sa part à 23 %. Enfin, le regain de dépense ne s’accompagne pas d’une prise de risque de la part du consommateur. L’écrasante majorité des acheteurs (89 %) restera fidèle aux enseignes qu’elle connaît et fréquente déjà. Seuls 21 % profiteront des rabais pour tester des marques habituellement jugées hors de portée financière, une démarche qui concerne principalement les foyers les plus aisés.



