Les permis de construire reculent en juillet mais les mises en chantier rebondissent

Les autorisations de logements ont diminué de 2,5 % en juillet, après un recul plus marqué en juin. Les mises en chantier affichent, en revanche, une hausse de 8,9 % sur un mois. Malgré ce rebond, la construction reste nettement en deçà de sa moyenne des 5 dernières années.

L’embellie du printemps n’aura pas duré. Après le net rebond enregistré en mai, le marché de la construction a de nouveau marqué le pas au début de l’été. En juillet 2026, 29 577 logements ont été autorisés à la construction en France, soit un recul de 2,5 % sur un mois, selon les chiffres du ministère du Logement publiés le 28 août. Cette nouvelle baisse intervient après celle, plus prononcée, de juin (-5,6 %), qui avait déjà interrompu la forte hausse observée en mai (+17,8 %).

Dans le détail, les autorisations de logements individuels ont quasiment stagné en juillet (+0,1 %), à 11 899 unités. Les évolutions divergent toutefois selon les segments : l’individuel groupé, qui correspond notamment aux logements construits en lotissement, progresse de 6 %, tandis que l’individuel pur recule de 2,2 %.

Le logement collectif toujours à la peine

Le repli est plus marqué du côté du logement collectif. Les autorisations ont diminué de 4,2 % en juillet, à 17 678 unités, après une baisse de 6,8 % en juin. Cette évolution tient à une quasi-stabilité des logements collectifs ordinaires, tandis que les logements en résidence services, comme les résidences étudiantes ou pour personnes âgées, enregistrent une forte contraction.

Sur une période plus longue, le secteur reste nettement en deçà de ses niveaux habituels. Entre août 2025 et juillet 2026, 370 673 logements ont été autorisés à la construction, un volume inférieur de 9,5 % à la moyenne observée au cours des 5 années précédentes. Pour le seul logement collectif, l’écart atteint 5,8 %. La situation reste néanmoins contrastée : les logements en résidence se maintiennent très au-dessus de leur tendance de long terme, tandis que le collectif ordinaire demeure sous sa moyenne des 5 dernières années.

Un rebond encore fragile des mises en chantier

Le tableau est plus favorable du côté des chantiers. Selon les premières estimations, 27 677 logements ont été mis en chantier en juillet, soit une hausse de 8,9 % par rapport à juin. Ce rebond intervient après une stabilité en juin et un léger recul en mai (-3,4 %).

Les mises en chantier de logements individuels ont progressé de 5,7 % sur un mois. Cette hausse est essentiellement portée par l’individuel groupé, qui a bondi de 27,6 %, alors que l’individuel pur a reculé de 2,2 %.

Cette amélioration récente ne suffit toutefois pas à effacer la faiblesse accumulée ces dernières années. D’août 2025 à juillet 2026, 296 131 logements ont été mis en chantier, soit 11,8 % de moins que la moyenne des 5 années précédentes. Le retard est particulièrement important dans le logement individuel, dont le cumul sur 12 mois reste inférieur de 20,8 % à sa moyenne quinquennale.

Un début de redressement se dessine néanmoins depuis le début de l’année. Sur les 7 premiers mois de 2026, le nombre mensuel moyen de logements mis en chantier est supérieur de 22,1 % à celui enregistré sur l’ensemble de 2025. Un signal d’amélioration qui reste encore insuffisant pour ramener la construction à ses niveaux de moyen terme.

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